13.12.2009

Novembre 2009 ...10 ans après où en est-on ?

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Le 12 novembre 1999, le déluge s'abattait de manière particulièrement cruelle sur Estagel, 10 ans après le maire revient sur ces évènements.

DSCN3243.JPGAux alentour de 21 h 00 telle une vague, l'eau boueuse montait à près de 2 mètres dans certaines habitations du village situées autour de la Grave. On dénombrera alors des conséquences matérielles désastreuses dans les maisons, mais aussi sur le territoire viticole, les aménagements urbains et routiers, auxquelles vont s'ajouter la douleur des deux décès provoqués par ces précipitations exceptionnelles. Outre les 72 h sans sommeil des pompiers, un formidable élan de solidarité humaine et financière se met en place très vite : le CCAS, la Croix rouge, les élèves de Jean-Lurçat, diverses collectivités dont la ville de Venissieux etc...

Une décennie plus tard, la blessure reste toujours visible dans caves et bas de maison qui ont gardé trace de cette violente montée des eaux, dans les têtes pleines de ces souvenirs d'apocalypse.

Roger Ferrer, maire actuel et son équipe ont œuvré dès leur prise de mandat pour organiser un  plan communal de sauvegarde. Le DICRIM (Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs), distribué à chaque habitant en début d'année, va permettre de mieux cibler l'urgence notamment grâce à  un listing des personnes les plus faibles médicalement, que  les services médicaux et infirmières ont déposé en mairie. Par ailleurs, un automate d'appels, alerte la population en cas de catastrophe naturelle. Ce dispositif  qui consiste en un message vocal par téléphone, informe sur les risques potentiels et les consignes à suivre.  Enfin, le plan prévoit que le PC sera situé non plus à la mairie mais sur les hauteurs du village à la CCAS. Ces dispositions organisent également, entre les pompiers et les élus une répartition des tâches où chacun à une mission  précise en cas de crise.

DSCN3251.JPGSur le terrain, le PPR (Plan de Prévention des Risques), limitant la délivrance de permis de construire en zone inondable a été mis en place par la préfecture et arrêté, voici quelques années, après les inondations. Quant à la réflexion sur le réhaussement du pont et le rabaissement  de la Grave, elle est toujours en cours. Plus avancée, est la recherche de solutions  sur le lit du Llinas, l'une des trois rivières se déversant sur le village et très sensible aux crues. Ainsi, par l'intermédiaire de la communauté de communes il est envisagé la création d'un bassin de décantation et d'une digue de protection sur la plaine. Enfin, sur l'ensemble des cours d'eau les travaux d'entretien réguliers sont poursuivis. En ces jours de souvenir le maire voulait «  rendre un hommage à cette solidarité de centaines de bénévoles venus prêter main forte au village sinistré » et également rappeler le chemin parcouru pour éviter ou diminuer l'ampleur du désastre si la commune avait à subir encore de telles tempêtes.